Les vins du Médoc – 1è partie

Il y a quelques 50 millions d’années, le bassin aquitain n’était qu’une vaste mer, qui, en se retirant laissa le Médoc riche en sédiments : sable, graviers, argile et galets sont les richesses de cette terre. Située sur le 45è parallèle, entre l’océan atlantique et l’estuaire de la Gironde, le Médoc bénéficie d’un climat tempéré et de variations climatiques particulières indispensables à la création de grands millésimes.

Leur naissance est affaire de passion et de patience. Chaque jour, dans leur vignoble, les hommes optimisent les bienfaits de la nature. Patiemment, ils écoutent leur terre et savent révéler ce qu’elle a de meilleur à offrir.

La taille est la première intervention dans le cycle de la vigne et du vin. Elle débute en novembre et la qualité de la taille va conditionner la maîtrise des rendements. Avec le printemps, les premières feuilles apparaissent. On dégage la terre du pied de vigne pour l’aérer. Les grappes naissantes vont se couvrir de fleurs minuscules et au parfum subtil. Puis, la vigne est relevée, de manière à assurer un bon ensoleillement ainsi qu’une bonne aération de la plante. Le rognage consiste à couper les jeunes pousses au sommet des pieds afin de limiter le développement et de mieux orienter la sève. L’épamprage supprime la végétation inutile et les repousses à la base du pied de vigne. La taille en verre est destinée à parfaire la taille hivernale en supprimant les contre bourgeons ainsi que certaines grappes naissantes. A la mi-août, les baies encore vertes prennent progressivement une teinte rouge. C’est la véraison.

En septembre vient le temps des vendanges, étape cruciale où le travail d’une année trouve sa récompense. Les vendangeurs coupent manuellement les grappes de raisin et remplissent leurs paniers qui sont ensuite déversés dans des hottes. Puis, la vendange arrive au cuvier : on sépare les grains de raisin de leur support végétal. Le foulage des baies permet la libération du jus. Le jus et les baies sont ensuite logés dans les cuves. Grâce à l’intervention des levures, le suc se transforme en alcool. C’est la fermentation. Le mou est aspergé sur le marc constitué des peaux de raisin afin d’en extraire la matière colorante et les tannins. Le vin va alors accomplir en cuve ou en barrique une deuxième fermentation qu’on appelle malolactique. Elle permet au vin de s’assouplir en transformant l’acide malique, composant naturel du raisin, en acide lactique. Puis, vient l’assemblage, un moment magique. En Médoc, le maître de chai compose son œuvre avec la palette des cépages. Le cabernet sauvignon, cépage dominant du Médoc apporte finesse et complexité. Le merlot, frais et rond, met le fruit à l’honneur. Le cabernet franc, fin et élégant, donne une couleur éclatante et un riche bouquet. Le petit verdot dynamise l’ensemble et apporte une pointe d’acidité. Le malbec et la carmenère, en faible quantité, promettent de belles notes complémentaires. Plusieurs dégustations sont nécessaires au maître de chai et au propriétaire, afin de décider des proportions de chaque cépage et de chaque lot.

La suite des vins du Médoc ici.

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