Un vin dont l’histoire remonte à l’antiquité

Les vins Cahors figurent parmi les plus anciens cépages du continent. La première vigne plantée en Quercy (ancienne province française correspondant au diocèse primitif de Cahors) serait le fruit d’une des nombreuses conquêtes romaines il y a de cela de 2000 ans. On dit que les vins produits de cette vigne, sur cette terre, furent tellement appréciés, qu’en l’an 92, ceux-ci faisant de l’ombre à la production italienne, l’empereur ordonna que l’on arrache la totalité du vignoble de Cahors. Fort heureusement pour nous, il ne fut pas entendu.

Une production rapidement portée vers l’export

Avec l’union d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenêt, le futur roi d’Angleterre, fut l’occasion de faire connaitre la diversité de cette AOC Cahors aux Anglais, auprès qui, ceux-ci connurent assez rapidement un immense succès. À l’époque également très apprécié des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, le vin de Cahors jouit alors également très vite d’une certaine popularité à travers toute l’Europe.

Le vin Cahors déjà identifié comme un rival du Bordelais

Les siècles suivants, malgré l’apparition d’un mandat favorisant la production bordelaise via la surtaxe des différents vins dont ceux issus de cépage Cahors, ces derniers acquirent une renommée internationale en se faisant adopter en Amérique, en Allemagne, en Hollande ou encore en Russie.
Il faudra néanmoins attendre le XVIIIème siècle et l’abolition des privilèges bordelais décrétée par Louis XVI pour que les vins de Cahors puissent de nouveau prospérer librement dans le royaume et acquérir enfin véritablement une certaine notoriété au national.

Un nouveau souffle au cours du XXème siècle

Après avoir connu un premier âge d’or au milieu du XIXème siècle (58 000 ha de vignes en 1866), le phylloxera, un puceron microscopique ravagea la totalité du vignoble comme ceux de la plupart des autres régions viticoles françaises.

Après plusieurs essais infructueux effectués à partir de cépage hybrides, plusieurs vignerons locaux décident en 1947 de fonder la caver coopérative de Parnac et de refaire véritablement vivre les vins Cahors originels. Grâce à des plants retrouvés chez un propriétaire récoltant de Bordeaux, le vin de Cahors fut recréé avant d’obtenir l’appellation V.D.Q.S (Vin Délimité de Qualité Supérieure) en 1951.
Si le grand gel de 1956 dévasta à son tour une grande partie du vignoble, les efforts des vignerons locaux permirent de remettre rapidement la production en marche.
1964 marquera ensuite la naissance de la Confrérie des Vins de Cahors, tandis qu’en 1971, Cahors, dont le domaine s’étendait seulement sur 440 ha, obtint enfin l’appellation d’origine contrôlée.

Au jour d’aujourd’hui, c’est sur pas moins de 4 500 ha que s’étale désormais le vignoble A.O.C Cahors.